| Les
débuts |
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- Pierre-Victor
Continsouza est né à Tulle en Corrèze
le 10 Avril 1872. Il est le fils de Pierre-Claude Continsouza,
qui exerce la profession de pâtissier à Tulle
et de Anna Miette Conjat.
- Il entre à
l'École d'Horlogerie de Paris
en 1887. A sa sortie de l'école il entre
à la société Jules Richard,
fabricant d'appareils de précision, qu'il quitte
en 1893, date à laquelle il effectue son service
militaire au 80eme régiment d'infanterie de Tulle.
- En 1894 il
entre à la société de mécanique
Kusnik.
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| Bunzli
et Continsouza 1896-1897 |
- Les débuts d'auteur de Continsouza dans
l'industrie cinématographique remontent au 28 Avril
1896, date à laquelle il dépose, auprès
du bureau de la propriété industrielle, le
brevet n° 255.937.
Ce brevet présente un projecteur cinématographique,
utilisant un système d'avance intermittente du film
à croix
de Malte à 5 branches.
- En
1896 Pierre-Victor Continsouza et René
Bunzli créés un atelier de mécanique
de précision et s'établissent
rue Fontaine au roi à Paris. Ils fabriquent sur commande
pour différents concepteurs des caméras et
des projecteurs cinématographiques ainsi que des
phonographes.
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Le
14 Novembre 1896 Continsouza associé à
René Bunzli dépose un nouveau brevet,
le n° 261.292, présentant cette fois-ci l'avance
du film au moyen d'une croix
de Malte à 4 branches.
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| Claude
Grivolas et Pathé Frères 1897-1898 |
- Un
des concepteurs qui sous-traite à B&C est
un industriel du nom de Claude Grivolas. En 1897,
il leurs fait fabriquer une caméra 35 mm.
-
En Décembre 1897 Claude Grivolas devient actionnaire
majoritaire et administrateur délégué
de la société Pathé Frères,
transformée en Compagnie générale
de cinématographes, phonographes et pellicules,
Emile et Charles Pathé en sont les
directeurs.
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Ayant apparemment apprécié le travail de
B&C, Claude Grivolas décide en
janvier 1898, de prendre le contrôle de leur entreprise
en souscrivant 2550 actions de 100 Frs dans cette société
qui devient La Manufacture Française d'Appareils
de Précisions. Cette manufacture,
exploité par Bunzli et Continsouza,
sera chargé de fabriquer les appareils cinématographiques
vendus sous la marque Pathé. Cette société
est établi boulevard de Belleville à Paris.
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Le 31 Mars 1898 Pierre-Victor Continsouza épouse
à Paris Louise Van Ballaert.
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| Manufacture
Française d'appareils de Précisions 1898-1900 |
- C'est
au sein de cette structure que Bunzli et Continsouza
fabrique un projecteur de leur conception en mettant en
application leur système de croix de Malte à
4 branches, à cette époque à l'air
libre. Ce projecteur dénommé Le Robuste,
est le premier vendu par Pathé, il est présent
au catalogue de la Manufacture en 1899 (Mannoni).
- En
1900 une fusion est opérée entre la Compagnie
générale de cinématographes et
la Manufacture Française d'appareils de précisions.
La société devient la Compagnie Générale
de phonographes, cinématographe et appareils de précisions.
La Manufacture Française d'appareils de précisions
est dissoute.(Pathé, 1er empire du cinéma)
- Il
semblerait que la séparation entre Bunzli
et Continsouza intervienne à cette époque.
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Le Robuste
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| Continsouza
chez Pathé 1900-1909 |
- Pendant cette période les ateliers de fabrications
mécanique sont établis au 9 rue des Envierges
à Paris, toujours dans le quartier de Belleville,
sous la direction de Pierre-Victor Continsouza, qui
met au point et fabrique pour le compte de Pathé
divers appareils cinématographiques: caméra
35 mm modèle 1903 et 1908, tireuse de film, machine
à perforer les films, projecteur modèle anglais
(1908) et bien sur le célèbre projecteur Pathé
renforcé (1905).
- Le Pathé
renforcé est intéressant pour
l'histoire de MIP, car les premiers projecteurs MIP
seront des évolutions du Pathé renforcé.
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| Établissements
Continsouza 1909 |
- En 1909 la société Établissements
Continsouza est créée. Continsouza en
est nommé administrateur délégué.
Cette société continuera à fabriquer
les appareils Pathé mais fabriquera aussi pour d'autres
sociétés dont Guilbert et Demaria-Lapierre.
- En 1910 dépôt du brevet 428.849 au nom de
la Compagnie Générale de Phonographes,
Cinématographes et Appareils de précision
concernant un système de cadrage fixe par rotation
du bloc de croix de Malte et correction du déphasage
de l'obturateur.
- En 1912 mise sur le marché du cinématographe
de salon Pathé KOK à film de 28 mm
ininflammable, caméra et projecteur.
- En 1913 mise en application du système à
cadrage fixe dans un nouveau projecteur, le Pathé
n°3, différent du Pathé renforcé.
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| 1914-1918
La guerre |
- En 1914 Continsouza loue des bâtiments industriels
à Tulle en Corrèze, sur le site
de l'usine de La Marque pour y installer des ateliers
de fabrication de fusée, obus et autres matériel
de guerre.
- En 1915 Continsouza est nommé membre de la Commission
Supérieure des Inventions.
- En 1916 il est membre de la commission extraparlementaire
du cinématographe à l'école.
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| Établissements
Continsouza à l'usine de La Marque 1918-1925 |
- Après la guerre Les Établissements Continsouza
s'établissent 403 rue des Pyrénées
à Paris, mais Continsouza décide d'acheter
le site de l'usine de La Marque à Tulle,
pour y produire des appareils de cinéma Pathé,
des machines à écrire Contin ainsi
que des pièces de bicyclette.
- A l'Usine de La Marque seront produit des systèmes
Pathé Baby au format de 9,5mm. Les projecteurs
Pathé Baby seront mis sur le marché
à Noël 1922.
- Ce site sera productif jusqu'en 1925, Continsouza
revendra les bâtiments en 1927.
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| Fin
des Établissements Continsouza, création de la
MIP |
- En 1925 mise sur le marché du Pathé Rural
au format de 17,5 mm à film ininflammable.
- En 1925 et 1926 Continsouza en association avec
M. Combes fait des recherches sur un projecteur à
défilement continu, ils déposent ensemble
plusieurs brevets concernant ce projet qui n'aboutira jamais.
Le 26 Décembre 1927 à Paris, Pierre-Victor
Continsouza épouse Jeanne Henriette Noé.
- En Mars 1928 P.V. Continsouza en association avec
les Établissements Louis Aubert constitue
une société dénommée
Mécanique
Industrielle de Précision (M.I.P.).
Il est probable que Continsouza se désengagea
des Établissements qui portait son nom à cette
époque.
- En 1929 de grandes manoeuvres financières bouleverse
l'industrie du cinéma. Les Établissements
Continsouza dépendent de la Banque Nationale
de Crédit (B.N.C.) envers laquelle ils sont débiteurs
de même que la société Gaumont
et la société Aubert-Franco Film qui
elle-même résultait de la fusion des Établissements
Louis Aubert et de la Franco Film, ceci se termine
le 12 Juin 1930 par la fusion de ces 3 sociétés
qui deviennent la Gaumont-Franco-Film-Aubert.
- C'est ainsi que disparaît la raison sociale Établissements
Continsouza.
Voir la suite de la carrière de Continsouza dans
l'historique de La
MIP. |
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